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Le langage chez la personne porteuse d'une trisomie 21.

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Le langage chez la personne porteuse d'une trisomie 21.

Message par ADMIN le Ven 6 Nov - 2:39

Le langage chez la personne porteuse d'une trisomie 21.



Les troubles du langage sont au coeur des problèmes rencontrés par la personne trisomique 21 au cours de son existence : en effet l'évolution personnelle, l'intégration sociale et même l'intégration professionnelle d'une personne dépendent de ses facultés de communication verbale.

Je voudrais vous parler des difficultés rencontrées par la personne trisomique 21 au niveau du langage et de la façon dont les parents ou l'entourage de celle-ci peuvent l'aider.

Les enfants trisomiques 21 ont des troubles articulatoires liés à l'hypotonie bucco-faciale et une hypotonie des muscles de la respiration. Ils ont également un articulé dentaire particulier qui peut gêner l'articulation de certains sons. Cela donne une articulation floue, imprécise.

Ils ont surtout un retard de langage important. Les premiers mots apparaissent tard.

Longtemps le langage se fait sur le mode télégraphique.

Ensuite leur mode particulier de raisonnement, leur grande difficulté pour faire une synthèse rend l'organisation de la phrase et du discours longtemps incomplète bien qu'informative. La compréhension verbale peut demeurer fragmentaire.

Au niveau de la mise en place du langage, quels sont les facteurs déficitaires chez l'enfant trisomique 21? Quels sont les moyens d'y remédier?

D'abord il est indispensable de surveiller l'audition de l'enfant trisomique 21. En effet les troubles de la sphère ORL sont fréquents avec des pertes auditives de légères à moyennes. Il peut s'agir d'otites à répétition ou d'autres atteintes à l'oreille. Il est donc important de dépister précocement les troubles de l'audition (18-24 mois), de les traiter pour ne pas les voir entraver le développement du langage. En outre il est important même si l'examen auditif n'a rien d'anormal de faire attention aux rhumes, otites, affections bénignes qui peuvent occasionner des pertes auditives.

Un autre facteur perturbant de l'articulant et de la parole du trisomique 21 est l' hypotonie des muscles bucco-phonateurs : langue, lèvres, joues, voile du palais.

Il peut être utile d'entraîner l'enfant dès le plus jeune âge (1 an) à contrôler sa bouche. On peut le faire dès la naissance s'il existe des difficultés au moment des tétées. Le contrôle lui permettra de ne pas baver, de ne pas sortir sa langue, de bien mastiquer et plus tard de mieux articuler. Pour la bouche, habituez le à des pressions des lèvres contre votre visage. Appuyez toutes sortes d'objets sur ses lèvres pour qu'il en ressente le contact. Pour lui apprendre à téter, prenez ses joues et lèvres entre vos doigts et tirer d'avant en arrière pour déclencher le réflexe de succion. Disposez très tôt un peu de nourriture qu'il aime autour de sa bouche et incitez le à aller la chercher avec la langue en montrant sur vous le mouvement. Incitez le de la même façon à donner de grands coups de langue sur une sucette placée devant, puis de chaque côté de la bouche. Lorsque l'enfant sort sa langue de sa bouche, faites la sauter en haut en bas avec votre index.

Pour avoir une voix bien placée, ni rauque, ni nasonnée, il faut aussi avoir une bonne respiration. Il est donc utile de faire souffler l'enfant par jeu, sur du coton, des bougies, des bulles de savon, dans une flûte, un sifflet, en buvant à la paille et en soufflant à la paille, ce qui renforcera également les lèvres et les joues. Tous ces exercices sous forme de jeux peuvent être commencés tôt et poursuivis longtemps.

Des troubles au niveau de la denture définitive peuvent gêner la prononciation de certaines consonnes. Il faut donc faire à ce moment là, une surveillance par un dentiste ou un orthodontiste.

Outre ces facteurs physiques, d'autres anomalies sont constatées au niveau de la communication du bébé trisomique 21 avec son entourage. Souvent le dialogue du bébé avec sa mère ne se passe pas bien. Lorsque la maman se penche sur un enfant ordinaire en faisant areuh areuh l'enfant répond à sa manière, par des mouvements de pieds, de bras, puis l'articulation d'un son en réponse. Chez l'enfant trisomique 21 on constate : un manque de réponse, l'enfant ne réagit, ne répond pas par un sourire. Il ne prend pas non plus l'initiative de la communication. Il peut aussi vocaliser sans prendre son tour dans ce dialogue, sans respecter le rythme des demandes-réponses, en même temps que sa mère par exemple. Chez l'enfant trisomique 21 il faut dès le berceau, déclencher ces réponses par un conditionnement de tous les instants.

Intervention prélangagière

La première réalisation à mettre en place, car elle conditionne les suivantes est l'installation d'une relation réciproque entre l'enfant et ses parents.

Faites le plus souvent possible des jeux de réciprocité : les je te regarde, tu me regardes, je te touche, tu me touches, je te donne tu prends, sont indiqués dans ce but. Massez votre enfant, cela le stimulera pour vocaliser. Mettez des objets dans ses mains en disant à toi, puis faites lui tendre cet objet, ouvrez sa main, saisissez l'objet en disant à moi.

Parler lui brièvement et simplement. Seulement quand vous avez terminé, agitez ses bras et ses jambes et dites réponds en vous taisant.

Tous les jeux où l'on agit chacun à son tour sont également utiles.

Très utiles aussi les activités journalières routinières car elles favorisent l'installation d'une relation réciproque mère-enfant. Elles lui permettent aussi d'avoir des points de repère stables dans la suite des événements qui composent cette activité. L'enfant peut aux différents moments de la séquence, anticiper ce qui va suivre. Par exemple, au moment du déshabillage il peut anticiper la préparation de l'eau du bain, puis la mise au bain, puis le peignoir, la table à langer. Il peut à son niveau prendre l'initiative de l'événement suivant et participer activement à ce qui devient un échange de comportements entre la mère et l'enfant : au moment où on le déshabille, l'enfant peut lui-même se tourner vers la baignoire. Plus tard il la désignera de la main, plus tard par un mot. A ce stade l'enfant est devenu un partenaire actif dans un échange réciproque.
On favorisera ce type de comportement en respectant assidûment le déroulement des routines alimentaires, du bain, du change de vêtements ou autre.

Il est important ensuite d'identifier les tentatives de communication non verbale (gestuelles) de l'enfant et de les renforcer soigneusement car elles constituent un passage vers l'expression verbale, cette dernière étant assurée par les vocalisations.

Pour favoriser cette communication, il faut dès les jours qui suivent la naissance entrer en contact avec l'enfant par tous les moyens : le toucher, lui sourire, lui parler, lui faire des grimaces. L'enfant doit réaliser l'usage qu'il peut faire de ses cris, pleurs, gestes, sourires, pour communiquer. L'adulte doit répondre généreusement aux expressions de l'enfant (inconfort, besoins). Il ne faut pas prévenir le désir de l'enfant, mais bien l'amener à s'exprimer : stimuler l'enfant à tendre les bras pour être porté plutôt que devancer son désir.

Pour susciter une communication gestuelle, il faut utiliser toujours le même geste pour désigner la même chose ou le même événement. En produisant un geste, il faut verbaliser en même temps (au revoir en agitant le bras, tourner un volant imaginaire en disant auto). On apprendra à l'enfant des gestes significatifs pour exprimer oui, non, pour désigner un objet.

Les chansons enfantines sont particulièrement indiquées pour apprendre à l'enfant à s'exprimer gestuellement. L'enfant doit bien voir le mouvement des lèvres pendant qu'on guidera les mains de l'enfant, au début.

L' apprentissage de l'expression gestuelle peut se faire par le biais d' activités d'imitation systèmatisées.

Favorisez donc tous les comportements imitatifs en imitant vous même l'enfant. Imitez le, il vous imitera. Répétez tous les bruits qu'il fait, il aura envie de répéter les vôtres et le langage naîtra.

Jouez devant la glace, l'enfant assis sur ses genoux. S'il n'imite pas, prenez ses bras, ses jambes, touchez sa bouche pour reproduire ce que vous venez de faire.

Amenez le à imiter des expressions faciales (ouvrir fermer la bouche, tirer la langue).

Si on a l'impression que l'enfant commence à comprendre et qu'il a maîtrisé l'imitation, on peut commencer à introduire les jeux symboliques (jouer à faire semblant) dès la fin de la 1ère année ou au début de la 2ième.

Prendre une boite et la déplacer avec des bruits de voiture, dire tu vois c'est ou c'est comme une voiture, faire semblant de dormir en posant la tête sur un objet qui devient un coussin par convention.

Ces activités symboliques sont importantes, car elles contribuent à préparer le langage, qui est lui-même un outil symbolique, au sens où les mots représentent symboliquement la réalité.

Lorsque la communication non verbale est faite, favoriser l'expression et la communication vocale de l'enfant. Ceci est très important : faute d'une stimulation et d'une réponse adaptée, on a vu des enfants qui avaient commencé à babiller normalement, cesser leurs vocalisations vers 7-8 mois.

Pour cela il faut stimuler constamment votre enfant verbalement et vocalement. Lui parler beaucoup même s'il ne peut pas comprendre le sens des paroles prononcées. Il est également bénéfique de le laisser vocaliser longtemps en public et en privé.

De temps à autres on peut lui renvoyer ses vocalisations en faisant varier la hauteur, l'intensité, la mélodie, en mettant en évidence autant que possible les courbes intonatoires du discours.

On sera attentif à bien accueillir les productions vocales de l'enfant, en le félicitant.

Dès le plus jeune âge, on sensibilisera l'enfant à son univers sonore en lui donnant des jouets sonores, en amplifiant les bruits du quotidien, en répétant ces bruits si l'enfant ne réagit pas (radio, aspirateur, téléphone, réveil). Lorsque vous déclenchez un bruit, tournez délicatement la tête de votre enfant vers la source sonore. En présentant un objet, émettez un son pour l'évoquer (cris d'animaux, moteur, vent). Chantez, riez, parlez fort, puis à voix chuchotée, faites des sons graves, aïgus, longs, brefs. Parlez lui à l'oreille droite puis gauche. Appelez l'enfant par son prénom de différents endroits, fort, puis doucement.

Parlez à tour de rôle avec votre entourage pour qu'il distingue les timbres de voix et tournez la tête de l'enfant vers celui qui parle.

Une étape importante est franchie lorsque l'enfant est capable de se répéter. L'enfant produira papapa mamama gagaga. Si on engage un dialogue avec lui, il est capable d'imiter à nouveau.

Si l'enfant dit bababa, répondez lui en répétant ses vocalisations, mais aussi en essayant d'intégrer ses syllabes dans un mot : baba comme baballe sur un ton enjoué et bien rythmé.

Un parent pourra se faire l'écho de l'autre en répétant ce qu'il dit : le père fera tatata, la mère fera tatata et ainsi de suite pendant quelque temps, puis la mère cessera de répéter et on touchera la bouche de l'enfant pour qu'il répète à sa place.

Lorsque l'enfant est capable de répéter, on pourra l' entraîner à un travail articulatoire systématique. Il faut toujours parler très fort, distinctement, en montrant bien le mouvement des lèvres, comme si on s'adressait à un enfant sourd.

Le travail de l'articulation se fera auprès d'une orthophoniste car il est complexe. Il est nécessaire de faire un geste d'accompagnement pour chaque son, de façon à favoriser sa répétition et sa mémorisation. Il peut être utile de présenter la lettre correspondant au son. Parallèlement l'enfant doit apprendre des mots, développer son vocabulaire tant au niveau de la compréhension que de l'expression.

Or sachez que votre enfant ne parlera pas, ou mal, s'il ne regarde pas. Le suivi du regard est la base de la communication. L'enfant apprend à parler lorsque son oeil se pose sur l'objet que nomme sa mère, donc l'objet qu'elle désigne, qu'elle regarde. L'enfant doit être capable de suivre la direction du regard de sa mère. C'est ce qu'on appelle l'attention conjointe ou la co-référence oculaire. Cette co-référence est longtemps déficitaire chez le bébé trisomique 21 qui garde longtemps le regard fixé sur sa mère et tarde à explorer l'environnement extra-maternel. Ce retard est à mettre en parallèle, en partie, avec la lenteur de développement du vocabulaire chez l'enfant trisomique 21. Il est donc capital d' éduquer l'oeil de l'enfant dès le plus jeune âge : décorer sa chambre de couleurs vives, toniques (rouge, bleu, jaune), puis vert est l'idéal. Créez des mobiles suffisamment gros pour attirer l'oeil, ensuite on les fera plus petits. Changez souvent les objets de place pour que son oeil travaille vraiment et recherche l'objet. Tournez la tête de l'enfant vers l'objet montré. Changez l'enfant de place quand vous le posez pour qu'il voie les choses sous un angle neuf, allumez des lampes à tour de rôle et dirigez sa tête vers la dernière allumée.

Pour le noir, prenez une lampe torche, dirigez le faisceau de haut en bas, de droite à gauche, par la suite circulairement, en accordéon, à 180°. Aider l'enfant en guidant sa tête jusqu'à ce qu'il y parvienne seul. Par la suite, utilisez des objets plus petits comme une bougie.

Un pré-requis important pour le développement du vocabulaire est la notion de permanence de l'objet : l'enfant doit prendre conscience qu'un objet existe même lorsqu'il n'est plus ou pas à portée de vue, et qu'il peut être utile de le nommer. Pour amener cette notion il faut favoriser la recherche d'objets cachés : au cours d'un déplacement d'objet, on cachera celui-ci derrière un écran. L'enfant devra retrouver l'objet : au début on peut ne cacher l'objet que partiellement. Tous les jeux qui peuvent amener l'enfant à trouver un objet caché sont utiles : cacher son visage et faire coucou, se cacher derrière un rideau puis se montrer, cacher des jouets derrière son dos puis les faire chercher.

Les situations peuvent se compliquer : plusieurs écrans, des déplacements d'objets visibles puis invisibles.

Lorsque ce travail est fait, assurez vous que l'enfant suit vraiment du regard ce que vous montrez, et nommer un objet en articulant fort, exagérement en plaçant l'objet en évidence devant ses yeux. Systématisez ce travail avec tout objet entourant l'enfant (faites le 3 fois par jour avec 10 objets, dès que l'enfant peut s'asseoir). Il faut toujours utiliser le même mot pour le même objet.

Achetez un imagier et systématisez l'apprentissage des images en lui présentant régulièrement les mêmes dessins et en les nommant.

Pour favoriser l'apprentissage du vocabulaire et celui de la lecture plus tard, l'enfant doit affiner

sa manière de regarder. Il doit accéder à la notion de similitude, à partir de laquelle on découvrira les différences.

Il faut donc commencer dès le plus jeune âge à lui faire reconnaître des images semblables et les apparier : le chat avec le chat, le vélo avec le vélo.

Il faut le faire sans relâche, même si l'enfant n'en est pas capable encore. Lui montrer. Il ne faut pas attendre un acquis mais aller au devant. C'est un des principes de l'éducation précoce. Lorsque l'association d'images est faite, on passera à l'association de formes sans signification (formes géométriques). Il faut utilisez un matériel de grande taille, facile à manipuler et à distinguer. Faites des exercices d'association, d'encastrement. Ensuite, on demandera à l'enfant de trouver les mêmes images, uniquement en regardant, sans manipulation. S'il n'y arrive pas, ayez recours au papier calque. Faites superposer les images.

Quand l'enfant utilise un mot isolé, définissez l'objet par son usage : un couteau, c'est pour couper

Verbalisez avec lui l'effet des actions qu'on peut faire sur l'objet : le ranger, le faire tomber, le cacher.

Ensuite, demandez lui ce qui sert à couper, à marcher, ... Si l'enfant ne trouve pas, montrez lui en faisant le geste qui correspond.

Posez souvent à l'enfant les questions suivantes :

- qu'est-ce que c'est?

- qu'est-ce que je fais?

Au départ l'enfant répète la question. Pour stimuler une bonne réponse, il faut la formuler juste après la question, en la rendant automatique :

- qu'est-ce que je fais? je bois

- qu'est-ce que c'est? un verre

Au bout d'un certain temps, l'enfant répondra lui-même à la question.

Quand le verbe et le nom sont installés, on introduira la notion de l'adjectif, par le mime, par le vécu. On ajoutera alors la question : comment est?

Quand le verbe, le nom et l'adjectif sont installés, on sélectionnera un petit groupe de mots de base (mots pivots) comme certains verbes, noms, adverbes, prépositions, participes passés (encore, a, plus, parti, voilà) et on amènera l'enfant à imiter des combinaisons de 2 mots incluant un mot pivot : vois nounours, vois papa, veux gâteau, veux maman, parti bébé.

Renforcer toutes productions à 2 mots, imitées ou spontanées avec une friandise, un sourire, un jouet, en félicitant l'enfant et en cessant de le féliciter pour les productions à 1 seul mot.

Pour accroître encore la longueur des énoncés, il faut sensibiliser l'enfant aux différentes relations sémantiques qui existent entre les différents objets ou personnes (attribution, possession, bénéfice, localisation marquant action objet).

Le faire par des jeux, en se situant à un niveau non verbal où le langage ne joue qu'un rôle d'accompagnement. Il faut passer par là et prendre le temps de le faire. Après avoir fait constater et vivre ces relations pour l'enfant, on les verbalisera.

Les propositions et toutes les notions indiquant le temps et le lieu doivent faire l'objet d'un apprentissage rigoureux. Elles sont indispensables à l'acquisition du langage et de la lecture. Jouez avec l'enfant en plaçant des objets sur, dessus, en haut, en bas, devant, derrière, à droite, à gauche, près, loin, à côté, dedans, dehors.

Ensuite, travaillez le vocabulaire qui indique un ordre chronologique.

Il faut classer des images dans l'ordre.

Tout d'abord ne prenez que 2 images. Le mieux est de les faire vous même avec les polaroïd instantanés en situation concrète. Exemple, l'enfant au lit, puis l'enfant qui se lève. L'enfant qui se lave, puis qui s'habille. Montrez lui des photos de lui, bébé puis plus grand pour comprendre. Avant - maintenant, demandez lui où est la 1ère et où est la dernière.

L'enfant dispose alors de noms, d'adjectifs, de verbes, de prépositions. Il a saisi les relations sémantiques existant entre objets et personnes.

Vous pouvez passer à l'énoncé de plusieurs mots selon les mêmes techniques que pour les énoncés à 2 mots, en se basant sur l'imitation et les marques de réussite (félicitation, récompense).

Le langage social est en place.

Il est certain que plus la complexité du signifié et de l'agencement syntaxique de la phrase augmentera, plus ce sera difficile. Il faut simplifier les phrases, en gardant leur informativité. Utilisez la forme active, au détriment de la forme passive par exemple.

Il faut savoir que longtemps l'enfant agit comme un récepteur qui accumule les informations. Il comprend beaucoup mieux qu'il n'exprime. Ce n'est qu'après qu'il va se servir des acquisitions sur le plan de l'expression.

L'intervention au niveau du langage doit être précossime et continue : elle dure toute la vie.

L'apprentissage de la lecture peut également continuer et renforcer la mise en place de la parole et du langage. Il faut donc se montrer très ouvert. Des progrès sont possibles longtemps chez les adolescents et les adultes, en particulier au niveau du raisonnement nécessaire à une bonne synthèse des idées explicitées dans le langage.
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